liste des contrepoints histoire pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7


L'ONU ET LA "QUESTION DE PALESTINE" : LE PLAN DE PARTAGE DE 1947


Le plan de partage de l'ONU en 1947 Le 28 avril 1947 a lieu une assemblée générale extraordinaire à l'ONU, où est décidée la formation d'une commission d'enquête, l'UNSCOP.

L'URSS, traditionnellement hostile au sionisme, prend partie pour un Etat binational ou, en cas de tensions incontrôlables, pour un Etat divisé. En Palestine, les sionistes continuent les attentats contre les Anglais. L'UNSCOP se rend en Palestine en juin 1947, et déclare le 31 août que le Mandat britannique doit être aboli.

La majorité de la commission propose un partage entre trois Etats : un Etat arabe et un Etat juif, indépendants dans un délai de deux ans, jouissant d'une union économique et garantissant les droits des minorités, et Jérusalem sous tutelle internationale. Une minorité propose la création d'un Etat fédéral avec une tutelle de l'ONU pendant trois ans. Abdallah se dit prêt à accepter le partage si la Palestine arabe fusionne avec la Jordanie, tandis que le mufti se dit également prêt à accepter s'il a le pouvoir, et si les Arabes bénéficient de la plus grande partie du territoire. L'Agence juive accepte ce partage qui est par contre refusé par les Arabes palestiniens.

En septembre 1947, les Anglais décident d'évacuer unilatéralement la Palestine sans aucun transfert des compétences, ni aux Arabes, ni aux Juifs, ni à l'ONU, et refusent toute participation au partage. Les Etats-Unis et l'URSS annoncent leur soutien au plan, tandis que la France de Blum s'abstient avant de finalement soutenir le plan, en raison entre autres de pressions économiques américaines. En novembre 1947, le débat revient à l'ONU. Le projet est finalement voté le 29 novembre 1947 à la majorité requise des deux tiers. La partie juive sera composée de 55% du territoire


LES REACTIONS AU PLAN DE PARTAGE DE L'ONU


- Les autorités sionistes ont accepté le plan de partage, car il leur donne un Etat, cependant faible en raison de la population arabe, de l'ordre de 40 %. Les Arabes sont possesseurs de la plus grande partie du sol de l'Etat juif, et l'Agence juive étudie le projet de forcer les Arabes à prendre la citoyenneté de l'Etat arabe.

- Les Arabes ressentent le partage comme une injustice : le droit à l'autodétermination n'est pas réellement pris en compte. De plus, et sous l'effet des multiples divisions internes, de nombreux Palestiniens refusent le retour du mufti destiné à devenir le chef de l'Etat arabe ; il n'y a pas parmi les arabes une organisation politique structurée. Dès 1947 des accords se font en fait pacifiquement localement entre agglomérations juives et arabes.

- Abdallah de Jordanie ne peut admettre que le futur Etat palestinien soit dirigé par son ennemi mortel, le mufti de Jérusalem. Il renouvelle donc ses offres aux sionistes, qui y répondent favorablement, mais Abdallah ne peut rien sans l'accord des Anglais, qui ont annoncé leur retrait définitif pour le 15 mai 1948, date de la fin du Mandat.



page précédente pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 page suivante



© Acontresens 2002-2017