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LES DEBUTS DE LA GUERRE CIVILE


Dès l'annonce du vote de l'ONU le 29 novembre 1947, la violence éclate en Palestine, en particulier à Jérusalem, où les Arabes lancent une grève générale et s'en prennent aux quartiers juifs ; les organisations sionistes radicales répliquent : au mois de décembre 1947, le pays glisse vers une guerre civil, alors que les Britanniques ne se préoccupent plus du maintien de l'ordre.

La Haganah, milice clandestine de l'Agence juive, refuse l'abandon des implantations (y compris celles de la zone arabe), et défend les lignes de communication entre implantations juives, qui passent nécessairement par les secteurs arabes de la région.
La révolte arabe s'effectue selon le même schéma qu'en 1936, à savoir terrorisme urbain et bandes paysannes armées recrutées à partir de groupements familiaux. La Haganah, pourtant supérieure numériquement, reste en fait prudente, car elle a peur de voir les Britanniques prendre la défense des Arabes.

Hostiles au mufti, les Britanniques choisissent l'option jordanienne et promettent à Abdallah de laisser entrer la Légion arabe dans la partie arabe de la Palestine partagée, et ce à partir du 15 mai 1948. Abdallah s'entretient également avec les sionistes, avec qui il signe un accord selon lequel il n'y aura pas d'Etat palestinien arabe, lui permettant ainsi de satisfaire son désir irrédentiste sur la Palestine.

Pour le mufti de Jérusalem, l'indépendance de la Palestine arabe passe par la lutte contre les sionistes et les Etats arabes, mais le rapport de force est très désavantageux pour lui. Ses partisans, composés de 2 à 3 000 Palestiniens et environ 5 000 volontaires arabes (dont des Frères Musulmans) veulent profiter de l'éparpillement des implantations juives pour rompre leurs voies de communication. Les sionistes sont deux à trois fois plus nombreux et choisissent une défense statique, quitte à essuyer de lourdes pertes.

La population arabe palestinienne participe beaucoup moins aux combats que de 1936 à 1939, et préfère maintenir les accords locaux de non-belligérance.

En février 1948, les sionistes prennent l'avantage, alors qu'une partie de la population arabe aisée des grandes agglomérations littorales fuit les combats. Il n'y a pas cependant de politique d'expulsion arrêtée.



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