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NASSER ET LA QUESTION PALESTINIENNE


En novembre 1957, le mufti de Jérusalem demande le rattachement de la Palestine à la République Arabe Unie, le territoire pouvant servir de pont entre l'Egypte et la Syrie, les deux territoires de la RAU. Nasser refuse, ne voulant pas faire de la RAU le responsable du règlement de la question palestinienne.

En février 1958 est signée une charte particulière au territoire de Gaza, permettant une organisation mixte palestinienne et égyptienne pour l'administration du territoire. Nasser veut que les Palestiniens puissent parler sur le plan national et international grâce à des responsables élus.

A l'été 1959, le mufti quitte avec ses partisans l'Egypte pour Beyrouth : la population palestinienne est prise à témoin par les propagandes contradictoires du mufti et de Nasser, qui ne veut pas d'un gouvernement palestinien en exil, mais d'une organisation palestinienne soutenant sa politique.

Les masses palestiniennes ont longtemps accepté la vision politique de Nasser, renonçant à une Palestine indépendante au profit d'une union arabe qui intégrerait la Palestine. Mais la nouvelle génération issue des camps de réfugiés a tendance à vouloir reprendre la lutte contre Israël sans tenir compte des impératifs politiques arabes. Le Fatah , mouvement de libération de la Palestine, est fondé en 1950 par Yasser Arafat au Koweït, et incarne la volonté de la jeune génération de Palestiniens qui viennent de terminer leurs études en Egypte et ont commencé une carrière professionnelle dans le Golfe.


QUESTION DES REFUGIES ET ECHIQUIER INTERNATIONAL


Kennedy réaffirme l'amitié israélo-américaine, et fournit pour la première fois des armements conséquents à l'Etat juif. Il charge Joseph Johnson d'étudier la question des réfugiés en liaison avec l'ONU ; celui-ci propose une liberté de choix entre le retour et la réinstallation, ce qui provoquerait une guerre entre Israël et les Etats arabes. Nasser accepte quant à lui de limiter son discours anti-Israël, ce qui le place dans une position de traître vis-à-vis des autres Etats arabes.

A la suite d'un vote au Parlement en novembre 1962, Israël fait savoir qu'il refuse toute perspective de rapatriement des réfugiés palestiniens.



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