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L'ONU ET LA RESOLUTION 242


Le débat revient à l'ONU en septembre 1967.

L'URSS condamne l'"agression israélienne" et demande le retrait des territoires occupés ; l'Empire soviétique a rompu ses relations diplomatiques avec Israël et demande aux autre régimes communistes de faire de même. Nasser reconnaîtra Israël quand tout son territoire sera rendu à l'Egypte. La question du golfe d'Aqaba passe devant le Cour de justice internationale. Les combats reprennent fin octobre sur le canal de Suez. L'URSS propose le retrait de tous les territoires occupés, mais les Etats-Unis s'y opposent.

Le projet britannique est accepté le 22 novembre, il est connu sous le nom de résolution 242. Ce texte est un habile compromis entre les demandes des uns et des autres : il demande le retrait des territoires occupés, le droit de vivre en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues, la liberté de navigation, ainsi qu'un règlement juste de la question des réfugiés. Un médiateur est nommé. L'Egypte, la Jordanie et le Liban acceptent la résolution, mais pas la Syrie (plus radicale) et les Palestiniens, qui ne veulent pas d'une réduction du problème à la question des réfugiés.


L'INTERPRETATION ISRAELIENNE DU TEXTE


Comme à Lausanne en 1949, les Etats arabes reconnaissent implicitement Israël, qui avance sa propre interprétation du texte : les Israéliens prétendent que le Sinaï n'est pas vraiment un territoire égyptien et que le Golan n'appartient pas à la Syrie ; ils admettent le principe d'inadmissibilité d'acquisition de territoires par la guerre contenu dans la résolution 242, mais veulent en même temps un traité de paix reconnaissant leurs acquisitions... Le sionisme pragmatique et socialisant perd progressivement de son contenu, et les nouvelles expressions du nationalisme israélien prennent une valeur essentiellement religieuse.


SITUATION DANS LES TERRITOIRES OCCUPES APRES LA GUERRE


En 1967, les territoires occupés sont peuplés de 500 000 Arabes habitants réguliers et de 540 000 réfugiés du premier conflit. Le nombre total de réfugiés palestiniens recensés par l'UNRWA s'élève alors à 1 344 576, dont 577 000 en Transjordanie, lieu d'arrivée des nouveaux réfugiés et déplacés suite à la guerre des Six Jours.

Dans les premiers mois de l'occupation, Israël mène une politique relativement libérale d'ouverture vers la Jordanie. Un début d'intégration économique à l'Etat d'Israël des régions occupées est entrepris : la main d'oeuvre arabe peut travailler en Israël à bas prix, ce qui est un des éléments essentiels de la croissance économique rapide d'Israël, ces travailleurs sous-payés étant par ailleurs interdit de séjour la nuit. Les produits israéliens entrent dans les territoires occupés, qui deviennent un des principaux marchés d'exportation de l'économie israélienne. Le gouvernement d'union nationale travailliste prévoit le plan Allon, dont le but est de constituer des zones tampons pour protéger l'intérieur du territoire israélien ; ces zones sont larges de plusieurs kilomètres et contiennent des installations militaires, à l'endroit des terrains arabes confisqués ; des civils israéliens sont également installés, cette installation devenant un argument pour la délimitation de nouvelles frontières.

Les autorités militaires israéliennes multiplient les arrestations (par milliers), les couvres-feux et destructions de maisons.



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