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L'ESSOR DE LA RESISTANCE PALESTINIENNE


La résistance palestinienne cherche à s'implanter dans les territoires occupés : Arafat et le Fatah s'infiltrent en Cisjordanie, Naplouse étant le centre du mouvement. En 1968, Arafat se replie vers la Jordanie.

L'implantation de la résistance (antérieure à l'occupation israélienne) est meilleure à Gaza, région surpeuplée, plus par le FPLP de Habache que par le Fatah ; des attentats réguliers sont commis contre les forces d'occupation, mais une répression dure menée par Ariel Sharon en 1971 élimine cette résistance armée.

Dans les années 1967-1968 se dessine une nette différence entre les Palestiniens de Cisjordanie dominés par les notables et les réfugiés entrain d'élaborer un nouveau cadre social.

En mars 1968, Israël attaque le camp de Karameh ou le Fatah a établi une base. Les Palestiniens repoussent l'attaque au prix de 120 morts palestiniens, 61 Jordaniens et 28 Israéliens ; cette "victoire" enthousiasme l'opinion publique arabe. Des volontaires s'engagent par milliers dans la résistance, et de multiples organisations sont créées. La plus importante demeure le Fatah, suivie du FPLP, qui lie dans son discours la libération et l'anti-impérialisme mondial, le tout appuyé sur un socialisme scientifique gauchiste. Beaucoup de chrétiens orthodoxes s'engagent, ainsi que de nombreux groupuscules dans les différents pays arabes.

Pour tous ces mouvements, le seul moyen de libérer la Palestine est la lutte armée. Les Etats arabes se méfient de ces luttes, qui s'en prennent également aux forces réactionnaires, et craignent des luttes inter-arabes. Shuqayri est discrédité au sein de l'OLP et il démissionne en décembre 1967.


LE TOURNANT DE 1968 : LA RESISTANCE MAJORITAIRE AU CNP


En 1968, les différentes organisations de résistance entrent à l'OLP où elles forment désormais la majorité du CNP. Le quatrième CNP, en juillet 1968, radicalise la charte de 1964 : la priorité est donnée à la lutte armée pour la libération de la Palestine.

Le Fatah domine au sein de l'OLP, et Arafat devient président de l'OLP en février 1969. Il développe des services civils dans la santé, l'enseignement, l'éducation et les finances, et tend à transformer l'autorité palestinienne en un quasi-Etat. Son financement vient des contributions volontaires des Palestiniens de la diaspora et de l'aide des pays du Golfe. Arafat refuse toute compromission autre que tactique avec les régimes arabes.

Le Fatah rejette la résolution 242 qui ignore l'existence du peuple palestinien, que les responsables israéliens refusent de reconnaître.

A la fin 1969, l'URSS et les pays du pacte de Varsovie reconnaissent la légitimité de la lutte du peuple palestinien. En décembre 1969, l'ONU parle pour la première fois des "droits inaliénables du peuple palestinien".



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