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LA RESOLUTION 338 ET LE NON-RESPECT ISRAELIEN


Les Américains et les Soviétiques, avec bien en tête leurs intérêts personnels liés à la Guerre Froide, négocient à Moscou et publient un texte commun le 21 octobre, voté le 22 par le Conseil de sécurité de l'ONU, et publié sous le nom de résolution 338. Il s'agit d'une demande de cessez-le-feu pour éviter l'encerclement de l'armée égyptienne : les Etats-Unis pensent que l'effondrement de Sadate entraînerait un rapprochement des Etats arabes et de l'URSS, tandis que les soviétiques pensent que l'effondrement égyptien les discréditerait aux yeux des pays arabes.

Le texte demande également l'application de la résolution 242 et des négociations immédiates, pour éviter la reproduction de l'impasse d'après la guerre des Six Jours. L'Egypte accepte, ce qui provoque une crise entre Sadate et le syrien Assad, ce dernier prévoyant une offensive sur le Golan ; finalement, la Syrie accepte ; Israël, dépendante des Etats-Unis, est également obligé d'accepter, mais décide de ne pas respecter le cessez-le-feu et de continuer l'encerclement. Le 24 octobre, la résolution 339 exige le retour des Israéliens sur leurs positions du 22 octobre. L'URSS veut intervenir, mais pas les Américains, qui déclenchent l'alerte nucléaire pour dissuader les Soviétiques de toute intervention, tout en persuadant Israël de respecter le cessez-le-feu. Mais l'Etat hébreu refuse de revenir sur ses positions du 22 octobre.


LA DIPLOMATIE AMERICAINE, OU LA MISE A L'ECART DES PALESTINIENS


Kissinger, secrétaire d'Etat américain, propose des négociations entre les Etats arabes et Israël ; les deux parties acceptent. Des accords sont signés concernant le Sinaï et le Golan, désormais zones tampon sujettes à des restrictions d'armement. C'est un succès pour la diplomatie américaine, face à une Syrie mise à l'écart.

La politique de Kissinger est fondée sur le refus d'admettre la revendication palestinienne, et la résistance est assimilée à une force hostile aux Etats-Unis. Et si Kissinger envisage un désengagement de la Cisjordanie, c'est au profit de la Jordanie.


LA POLITIQUE COLONIALE D'ISRAËL


Israël durcit son attitude envers les territoires occupées : le gouvernement intensifie la colonisation juive dans le Golan et le Sinaï, tandis que les Juifs s'installent librement à Gaza. Les Palestiniens qui le demandent obtiennent un passeport jordanien, et des facilités leur sont faites (comme depuis de nombreuses années) pour obtenir la nationalité jordanienne. On assiste ainsi à une sorte de co-gestion israélo-jordanienne des territoires occupés, dont Israël est le bénéficiaire, la prise en charge d'une partie des services publics par la Jordanie diminuant les frais d'administration israélien. Les territoires deviennent de plus en plus une affaire rentable pour les Israéliens.



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