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L'EVOLUTION DE LA RESISTANCE PALESTINIENNE ET LE RAYONNEMENT INTERNATIONAL DE L'OLP


Pour les Palestiniens, l'essentiel est de développer une résistance passive afin de maintenir leur présence sur le sol, en évitant donc les expulsions. Arafat obtient la reconnaissance de l'OLP comme "unique représentant du peuple palestinien dans sa lutte légitime" par 37 pays, dont la Jordanie, au sommet islamique de Lahore en février 1974.

Au douzième CNP, en juin 1974, l'OLP réaffirme son programme d'établissement d'un Etat démocratique sur l'ensemble de la Palestine, mais pour la première fois, par l'emploi de moyens autres que la lutte armée (qui reste cependant prioritaire) ; le principe d'étapes intermédiaires est adopté.

L'OLP se définit comme le prétendant immédiat à l'administration des territoires occupés s'ils sont évacués par Israël. L'URSS se rapproche de l'OLP, plaide pour un Etat palestinien indépendant dans les territoires occupés.

Le 13 novembre, Arafat est reçu à l'Assemblée Générale de l'ONU ; il y déclare : "Lorsque nous parlons de nos espoirs communs pour la Palestine demain, nos perspectives englobent tous les Juifs vivant actuellement en Palestine et qui acceptent de cohabiter avec nous dans la paix et sans discrimination".

Le 22 novembre 1974, l'ONU reconnaît le droit des Palestiniens à l'autodétermination, à la souveraineté et à l'indépendance nationale ; l'OLP est admise à l'ONU comme observateur.


LES CONSEQUENCES DU RETOURNEMENT DE SITUATION EN JORDANIE


En avril 1976, les élections municipales en Jordanie, où la population d'origine palestinienne est majoritaire, sont remportées par la gauche sympathisante de l'OLP, ce qui marque la fin du règne des notables fidèles au roi.

En conséquence, les Israéliens se montrent totalement hostiles à l'option jordanienne concernant la Cisjordanie : l'OLP devient ainsi une force essentielle dans les territoires occupés.


L'ECHEC DES NEGOCIATIONS


Les Etats-Unis réduisent leur aide économique et militaire à Israël et ne veulent pas d'un retour à la conférence de Genève.

Le 5 juin 1975, Sadate rouvre la navigation du canal de Suez.

Des négociations israélo-américaines ont lieu : le 4 septembre, un accord est signé concernant le Sinaï, prévoyant un retrait israélien jusqu'à la ligne des cols, et rendant à l'Egypte les champs de pétrole du golfe de Suez. L'Egypte autorise quant à elle le passage de produits à destination ou en provenance d'Israël par le canal. Les Etats-Unis déclarent qu'ils ne reconnaîtront pas l'OLP tant que l'organisation palestinienne ne reconnaîtra pas le droit à l'existence d'Israël et n'acceptera les résolutions 242 et 338 du conseil de sécurité. L'Egypte est isolé dans le monde arabe, les Américains leur vendent des armes en mars 1976. Le processus de paix est arrêté.

Par ailleurs, en 1975 et 1976 a lieu une guerre civile au Liban, où les forces de l'Armée de Libération de la Palestine combattent et où les milices chrétiennes du sud, soutenues par Israël, perpétuent des massacres de Palestiniens.

Carter, nouveau président américain, veut reprendre la conférence de Genève pour un règlement global du conflit israélo-arabe.

Rabin refuse de négocier avec l'OLP et ne souhaite dialoguer qu'avec la Jordanie en ce qui concerne la Cisjordanie. L'OLP rejette toujours quant à elle la résolution 242, qui ignore l'existence du peuple palestinien. L'organisation est cependant candidate à la participation à la conférence de Genève et à la création d'un Etat palestinien dans les territoires occupés. Certains membres de l'OLP envisagent même de promouvoir une solution permettant la coexistence d'un Etat palestinien avec Israël.

Carter rencontre Sadate, Assad et Hussein, qui souhaitent tous participer à la conférence de Genève.



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