liste des contrepoints histoire pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12


LA GUERRE AU LIBAN : FORCES EN PRESENCE ET DEBUT DES AFFRONTEMENTS


L'OLP entend se doter de tous les signes de constitution d'un Etat au Liban. Cette situation crée un climat de tensions au sein même de la population libanaise, où les chrétiens s'allient à Israël, tandis que la Syrie soutient l'OLP.

Le 14 mars 1978, un commando palestinien fait 37 victimes israéliennes. L'armée israélienne lance une opération et occupe tout le Liban sud. Les pertes civiles libanaises et palestiniennes s'élèvent à environ 1000 à 2000 morts ; de plus, 25 000 personnes doivent se réfugier au-delà du fleuve Litani ; l'opération israélienne est condamnée par le Conseil de sécurité. Le 13 juin, l'armée évacue.

En juillet, des affrontements très violents ont lieu ; Israël bombarde le secteur chrétien à partir de fin septembre et pendant un mois. Le rapprochement entre l'OLP et la Syrie se confirme : le 14ème CNP a lieu à Damas en janvier 1979 ; les accords de Camp David y sont condamnés. Cependant, en 1979, la Syrie affaiblie réduit son engagement au Liban et remet l'essentiel de ses positions dans la région de Beyrouth à l'OLP.

La guerre se poursuit. Les Palestiniens bombardent la Galilée israélienne ; Israël bombarde Beyrouth-Ouest pour frapper le QG des organisations palestiniennes. Une partie de la population juive de Galilée s'enfuit.

Philippe Habib, diplomate américain d'origine libanaise, négocie en juillet 1981 un cessez-le-feu avec l'OLP, qui reconnaît implicitement Israël et veut un processus de paix dirigé par les Etats-Unis.


LA POLITIQUE ISRAELIENNE : ANNEXION, REPRESSION ET COLONISATION


Begin annexe le Golan extérieur à la Palestine mandataire occupé en décembre 1981, justifiant cette annexion par le refus syrien de négocier avec Israël. Après l'évacuation du Sinaï, tout le monde attend une guerre.

Begin, Shamir (ministre des affaires étrangères) et Sharon (ministre de la défense) sont partisans d'une intervention au Liban afin d'éliminer la résistance palestinienne et d'annexer les derniers territoires occupés.

La répression du gouvernement d'avril 1982 sur les manifestations palestiniennes en Cisjordanie et à Gaza a fait 28 morts, 500 blessés, auxquels il faut ajouter 1000 arrestations.

La résistance s'est réimplantée dans les territoires occupés, où la politique israélienne tend à une dépossession généralisée de la paysannerie palestinienne qui ne peut procéder à un exode rural ; cela fixe la population dans de gros villages dont la population grossit au rythme d'une croissance démographique accélérée. Les organisations de résistance recrutent massivement dans la population. La police israélienne procède à des pressions, des arrestations, des intimidations et des vexations pour rendre impossible une vie normale et obtenir des renseignements. En 1981, environ 250 000 Palestiniens ont été arrêtés et interrogés au moins une journée. Les prisons israéliennes deviennent le lieu de la formation d'une nouvelle génération de militants jeunes et éduqués.


LA REPRISE DES COMBATS AU LIBAN ET LE DEPART DE L'OLP


Le 3 juin 1982 a lieu un attentat contre l'ambassadeur israélien à Londres par un commando du groupe Abou Nidal, ennemi mortel de l'OLP soutenu par l'Irak.

Le 4, l'aviation israélienne frappe les positions palestiniennes dans le sud Liban et à Beyrouth. L'artillerie palestinienne bombarde la Galilée. Le 6, l'armée israélienne pénètre au Liban au-delà de la ceinture de sécurité. La supériorité israélienne est écrasante ; de plus, les druzes et les chiites libanais ne combattent pas les Israéliens, tandis que les camps de réfugiés palestiniens offrent une résistance farouche ; dans le secteur central, les Palestiniens éparpillés continuent de combattre, plus ou moins efficacement.

Israël est également en guerre contre l'armée syrienne ; un cessez-le-feu est proclamé le 11 juin. Le 14 juin, l'armée israélienne fait jonction avec les chrétiens des Forces libanaises ; c'est le début du siège de Beyrouth, de laquelle les Syriens sont repoussés.

Dans Beyrouth-Ouest assiégée, le climat d'union se reconstitue entre Palestiniens et Libanais. Pendant l'été, les Israéliens bombardent Beyrouth, ce qui porte médiatiquement un coup terrible à l'image et à la cause israéliennes. Finalement, un accord est conclu et sont décidés l'évacuation des combattants palestiniens et syriens ainsi que l'engagement d'Israël de ne pas rentrer dans Beyrouth-Ouest.

L'OLP quitte le Liban en août 1982. La guerre a fait des milliers de victimes libanaises et palestiniennes, ainsi que des centaines de milliers de nouveaux réfugiés.



page précédente pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 page suivante



© Acontresens 2002-2016