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1982 : OCCUPATION ET "NETTOYAGE" ISRAELIENS AU LIBAN


Israël veut détruire les infrastructures de l'OLP au Liban ; pour ce faire, tout le quasi-Etat est visé : services sociaux, hôpitaux, écoles, centre de recherche, etc. ; plusieurs milliers de personnes sont déplacées dans des centres de détention, les Palestiniens n'ayant pas le droit au statut de prisonniers de guerre.

La logique de cette politique est d'aboutir à un nouvel exode semblable à celui de 1948 qui refoulerait les Palestiniens loin des frontières israéliennes : il s'agit en clair de nettoyer le Liban de la présence palestinienne.

Le 14 septembre, Ariel Sharon, violant de ce fait les accords passés au mois d'août, ordonne l'entrée de l'armée israélienne dans Beyrouth-Ouest après l'annonce de la mort d'un politique israélien dans un attentat à la bombe : il s'agit d'achever la destruction de l'infrastructure palestinienne sous couvert de maintien de l'ordre public.

Israël demande à l'armée libanaise d'entrer dans les camps ; l'armée refuse, mais pas les Forces libanaises (chrétiennes) qui entrent dans les camps de Sabra et Chatila, encerclés par l'armée israélienne. Du 16 au 18 septembre, les Forces libanaises massacrent entre 1000 et 3000 personnes, hommes, femmes, et enfants.

La presse internationale étant présente, l'évènement prend une ampleur médiatique innatendue : en Israël, des manifestations condamnent la politique gouvernementale.

Une force internationale arrive au Liban, et le départ des Israéliens est achevé le 26 septembre 1982.


CONSEQUENCES DE LA GUERRE AU LIBAN POUR LA RESISTANCE PALESTINIENNE


L'OLP a perdu une grande partie de ses forces militaires et de ses infrastructures, mais la cause palestinienne a parallèlement gagné beaucoup de terrain dans l'opinion publique internationale.

En septembre 1982, Arafat se dit favorable au plan du prince héritier d'Arabie Saoudite Fahd, plan de paix fondé sur les résolutions de l'ONU, et ce malgré une opposition au sein de l'OLP de la part de ceux qui voient ce plan comme une capitulation devant les Etats-Unis.

Les rapports entre la Jordanie et l'OLP s'améliorent : Arafat et Hussein se réconcilient en octobre 1982.

En février 1983 a lieu le 16ème CNP à Alger : les opposants d'Arafat s'y unissent contre cette politique. Le principe de confédération jordano-palestinienne est approuvé, et l'OLP refuse toute négociation où elle ne serait pas présente ; mais Arafat doit suivre une orientation plus intransigeante, en raison des pressions exercées par l'opposition au sein même de son organisation : la Jordanie met fin au dialogue politique avec l'OLP en 1983, tout en s'engageant à soutenir l'organisation. Le groupe Abou Nidal assassine un conseiller politique d'Arafat.



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