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DECEMBRE 1987 : LE DEBUT DE L'INTIFADA


En décembre 1987, l'Intifada, "révolte des pierres", mouvement totalement spontané et populaire, éclate dans le camp de réfugiés de Jabalya à Gaza. Puis la révolte se déclenche en Cisjordanie. Des commerçants, en grève dans les centres urbains, se solidarisent avec le mouvement, tout comme le monde rural qui dresse des barrages contre l'armée israélienne sur les routes. Jerusalem-Est rejoint également le mouvement.


LA REACTION ISRAELIENNE ET L'OFFICIALISATION DE L'INTIFADA


La répression israélienne est féroce : loin de se contenter de vouloir assurer la sécurité des voies de communication, l'armée israélienne intervient au moindre signe de rassemblement dans les villes et les campagnes. La violence de l'armée s'accompagne de celle des colons armés. Les territoires occupés deviennent une zone d'insécurité permanente, entraînant des conséquences économiques considérables : les territoires cessent d'être une source de revenus et deviennent une charge importante.

Malgré la répression, le mouvement prend toujours plus d'ampleur, et les différentes composantes de l'OLP entrent en jeu, grâce à leur infrastructure clandestine.

Une partie des islamistes semble s'être ratifiée à la direction unifiée tandis que les plus radicaux fondent le Mouvement de la résistance islamique, le Hamas. Son programme vise la disparition de l'Etat d'Israël, s'insurge contre les Etats arabes complices de l'étranger et de ses complots francs-maçons, communistes et juifs...


PROCLAMATION DE L'ETAT PALESTINIEN ET RECONNAISSANCE D'ISRAËL


En décembre 1987 est votée à l'ONU -grâce à l'abstention américaine- une résolution qui déplore "les politiques et pratiques d'Israël qui violent les droits du peuple palestinien dans les territoires occupés".

En juillet 88, Hussein annonce le désengagement total de la Jordanie dans l'affaire palestinienne : c'est la fin de l'option jordanienne, véritable tournant historique.

Le 15 novembre 1988 à Alger, le 19ème CNP promulgue une déclaration d'indépendance de la Palestine et la constitution d'un gouvernement provisoire de l'Etat de Palestine. Il adopte aussi la formule des deux Etats et accepte la résolution 242, ce qui équivaut à une reconnaissance implicite d'Israël.

Le 14 décembre à Genève, lors de l'AG de l'ONU (transférée en Suisse car Arafat n'a pas de visa américain !), le président palestinien affirme reconnaître le droit à l'existence d'Israël et "renoncer" au terrorisme. Le 2 mai 1989, invité à Paris par Mitterrand, il déclare que l'article de la Charte nationale palestinienne qui appelle à la destruction d'Israël est "caduc". Dès lors, de plus en plus de rencontres publiques rassemblent des Israéliens et des officiels de l'OLP, les délégations palestiniennes s'efforçant de regrouper des Palestiniens de l'extérieur et d'autres des territoires occupés.


UNE NOUVELLE DESILLUSION PALESTINIENNE


Alors que l'Intifada culmine, les négociations de paix semblent imminentes. Mais le débarquement d'un commando extrémiste palestinien à Tel-Aviv provoque la rupture de plus de 18 mois de discussions palestino-américaines. De plus, l'OLP s'est rangée aux côtés de l'Irak dans la Guerre du Golfe. La déception est grande pour l'OLP, les Américains renvoient en effet les Palestiniens à un dialogue que les Israéliens refusent. Mais, après des pressions américaines, Shamir définit des proposition de paix ; comme toujours, les questions fondamentales sont laissées en suspens par Israël, et l'OLP est mise à l'écart.



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