Maurice Rajsfus évoque les meurtres mais aussi toutes ces « bavures par destination », provoquées par la peur de la police, qui accule au suicide, à la noyade, au refuge dans un transformateur électrique ou qui traumatise des familles hantées par les coups de pied dans une porte accompagnés de l’injonction « ouvrez, police ! ».
A ce sujet, en guise de rappel :
Citation
Dans un jugement du 21 mai dernier, le tribunal administratif de Pontoise énonce, et grave dans un marbre judiciaire, que Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré, 15 ans, morts électrocutés à Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005, n’avaient commis aucun délit.
Le rappeur Hamé relaxé pour diffamation envers la police
NOUVELOBS.COM | 23.09.2008 | 18:14
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Le rappeur, poursuivi par le ministère de l'Intérieur pour des propos dénonçant des policiers "assassins", a été relaxé par la cour d'appel de Versailles qui considère que ses propos ne sont pas diffamatoires.
Hamé du groupe de rap La Rumeur
Hamé du groupe de rap La Rumeur (Sipa)
La cour d'appel de Versailles a relaxé mardi 23 septembre Hamé, l'un des rappeurs du groupe "La Rumeur", poursuivi par le ministère de l'Intérieur pour des propos dénonçant des policiers "assassins". La cour considère que les propos de Hamé ne sont pas diffamatoires, clôturant ainsi une procédure qui aura duré plus de cinq ans.
Le tribunal de Versailles confirme la relaxe, déjà prononcée en juin 2006 par la cour d'appel de Paris.
Hamé était poursuivi pour des propos publiés en avril 2002 dans un fanzine accompagnant la sortie d'un album de son groupe, à une époque où Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur.
"Des centaines de nos frères abattus par les forces de police"
"Les rapports du ministère de l'Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu'aucun des assassins n'ait été inquiété", avait notamment écrit Mohamed Bourokba, dit Hamé.
Le 3 juin dernier, l'avocat général de la cour d'appel de Versailles avait demandé qu'une peine "particulièrement significative" soit prononcée à l'encontre de Hamé.
"Il s'agit d'allégations outrancières qui portent atteinte à l'honneur et à la considération de la police nationale dont on affirme qu'elle agit criminellement sans jamais confondre ceux qui, en son sein, commettent de tels crimes", avait déclaré Me Daniel Renaut.
« Si l’Empire peut utiliser des technologies orwelliennes de répression, ceux qui vivent à la marge ont les dieux du chaos de leur côté »
A lire, sur cette 3e relaxe, un article du Herald Tribune, bien meilleur, plus clair et plus complet que toutes les merdes pondues par la presse française (et encore, quand elle a daigné s'intéresser à cette affaire) :
Et bien sûr, le dossier complet (mis à jour) réalisé par Acontresens sur l'affaire La Rumeur (2002-2008), disponible sur le site officiel de La Rumeur : http://www.la-rumeur.com/index.php
Après une audience devant la Chambre criminelle de la Cour de cassation le 27 octobre 2009, celle-ci renvoit le dossier devant l'Assemblée plénière, qui ne se réunira pas avant plusieurs mois.
Autrement dit, soit la relaxe est prononcée, soit elle est cassée et dans ce cas la Cour d'appel qui devra "rejuger" l'affaire devra adopter la position de la Cour de cassation.