Vous avez attaqué le travail sur le prochain album ?
Farid : On cherche les idées en ce moment. Je ne sais pas ce que le groupe voudra faire au niveau
production. Est-ce qu'on doit travailler avec un gros producteur ou le refaire nous-mêmes ? Moi je
serais pour le refaire nous-mêmes (rires). Mais on se demande si dans le premier album ça nous a
pas manqué de travailler avec un producteur, qui aurait donné un avis différent. On l'a vraiment fait
entre nous, et peut-être que pour le deuxième ce serait bien d'avoir quelqu'un au milieu avec son point
de vue. Je ne sais pas ce que t'en penses Denis ? Densio : Je pense que c'est mystérieux. Si
demain on vous demandait d'écrire le prochain album d'In Vivo ce serait difficile. Moi je vous pose la
question (rires). Farid : Ouais comment vous le voyez ? Plus hip-hop, plus ruff ?
Il y a tellement de directions différentes dans le premier album que c'est difficile d'en montrer une
seule...
Farid : Là on est en studio on est capable de tout faire. On a fait des maquettes, on peut aussi
bien aller dans un truc bourrin avec des guitares qui te pètent la gueule, ou alors dans un truc
vraiment soul.
Vous voudriez aller plus loin dans les directions déjà exploitées, ou bien chercher d'autres
directions encore ?
Farid : Justement c'est la question qu'on se pose. On essaie de synthétiser.
In Vivo le 6 juillet 2002 à Fégréac
Est-ce qu'il y a pour vous un morceau du premier album qui correspond le mieux à vos envies pour le
second ?
Farid : On parle vachement de Télescope, Yéti, Danser les baleines… Celui
que je préfère sur l'album c'est Danser les baleines. Je le trouve groove, ce qui se passe
derrière au niveau de la guitare… J'aime beaucoup le flow de Djamal là-dessus, quand il est dans ce
genre de tonalité. Même s'il y a d'autres morceaux que j'aime bien, un morceau comme Ashram qui
est carrément autre chose, je trouve le texte vachement bien. Et toi Denis ? Densio : Bien
sûr je suis fier de C'est écrit, mais ce sera pas représentatif d'un style parce que c'est
vraiment un truc super typé. J'aime bien Télescope, Ashram, On raconte. Farid : Vous voyez c'est super dur, on parle de conception d'album, lui dit Télescope,
Ashram,… et on se dit en fin de compte qu'on fait un style de musique qui peut plaire qu'à un
certain type de gens, aujourd'hui en tout cas. Mais peut-être qu'en continuant comme ça, aller de
plusieurs mélanges à plusieurs mélanges, on aura vraiment un public de fans. A la limite c'est peut-être
ça le meilleur... Si on veut faire des titres on en fait. Là en studio ça fait bizarre, tu ponds 3-4
titres, tu te dis putain pourquoi je suis un mec comme ça ? Y'a des gens qui choisissent un style, mais nous
quand on commence à poser ça part dans tous les sens (rires).
Quel est votre sentiment sur les nombreuses dates que vous avez faites jusqu'à aujourd'hui ? Comment
sentez-vous le public ?
Farid : On est bien accueilli à 90%, et on le voit bien sur la gueule des gens. Densio
: On parlait des textes et ça me fait halluciner à chaque fois y'a au moins deux-trois mecs devant qui
connaissent tout par cœur (rires). Ca ça m'impressionne. Farid : Tu vas voir le jour
où tu vas en voir 200-300 chanter les paroles (rires).
propos recueillis par JB, PJ, Adis, undDa à Verneuil-sur-Avre le 28.09.2002
mise en ligne : 29.10.2002