liste des interviews pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9


Le nombre de vos collaborations est important, avec des noms impressionnants, mais pourquoi une telle diversité dans celles-ci ? Ce sont des opportunités, vous recherchez quelque chose à chaque fois ?

Cyril : Ouais ce sont des opportunités, c’est notre curiosité naturelle qui nous amène à faire des rencontres presque tous les mois. Par an on peut faire une ou deux collaborations assez importantes. Grâce à Mathieu (M) on en a fait de nouvelles, par exemple Bashung ou Brigitte Fontaine. Avant ça on a fait des collaborations avec des artistes africains parce qu’on est très intéressé par les musiques africaines, mais aussi brésiliennes, ça attise la curiosité quoi... Et le hasard de tous les jours nous permet de faire des rencontres dans les clubs.
Vincent : Et puis il y a deux choses : il y a le côté « famille » proche, des gens que t’as rencontré il y a de longues années et tu travailles avec eux naturellement. Pour nous il y a Seb Martel, M, Vic Moan ou Malik et des gens qui sont dans nos cercles personnels que l’un fait connaître à l’autre ; ce sont des gens qui peuvent évoluer dans d’autres projets, d’autres styles genre hip-hop, genre pour moi ceux de Quannum qui sont des gens que je connais depuis très longtemps, ils me voyaient jouer avec eux à l’époque où eux-mêmes commençaient dans le hip-hop à Sacremento ou à Oakland.
Tout ça c’est pas le même chose que des gens comme Brigitte Fontaine, qu’on a très peu vue, qu’on ne connaît pas et qui ne nous connaît pas très bien, là c’est plutôt un rapport de studio.
Cyril : Qu’on ne connaîtra jamais d’ailleurs, c’est vraiment spécial…
Vincent : Ni Bashung d’ailleurs, Cyril a travaillé plus que moi avec lui mais c’est pas quelqu’un qui est proche de notre univers de la même manière que Blackalicious ou Susheela Raman, c’est pas la même histoire.
Il y a beaucoup de choses comme ça, où on t’appelle en studio. Parce qu’en fait les gens quand ils écoutent un concert de Bumcello ils se disent tiens, ça serait bien sur ma musique. Ca peut être des gens de la chanson française ou de variété internationale, ou des choses beaucoup plus pointues par exemple récemment avec High Tone, ils voudraient qu’on fasse un truc avec eux parce qu’ils nous ont entendu jouer du dub, c’est pour ça que ça les intéresse. Ca pourrait être la même chose avec Meï Teï Shô ou des groupes comme ça. Et par contre là on a travaillé avec Enrico Macias, c’est clair que c’est pas pour la même chose qu’il nous appelle.
(au nom de Macias, les deux intervieweurs d'ACS esquissent un sourire).
Cyril : Eh j’ai vu votre expression tous les deux !
Vincent : Bah oui justement moi je n’ai pas de problèmes avec ça !


Justement, cette diversité est surprenante !

Vincent : Ouais, lui de son côté, c’est bien de s’ouvrir. C’est par son fils qu’il nous a connu, car il joue sur notre album, c’est un très bon bassiste.
Cyril : C’est son fils qui réalise et produit son album.
Vincent : On le connaît depuis assez longtemps et vu qu’il aimait les choses orientales mais un peu latine, il a donc demandé à Cyril, Seb Martel et moi de participer à cet album. D’ailleurs Seb qui joue sur plein d’albums est un super guitariste, plein de monde l’appelle pour poser des guitares sur des trucs super variés. Sinon on a bossé avec lui pour DJ Mehdi et d’autres choses qui ont un peu avorté. Des choses intéressantes pour Lhasa avec Cyril, il a écrit des morceaux pour une nouvelle chanteuse qui s’appelle Camille, il a travaillé avec Juan Rozoff, il a écrit des morceaux pour Teri Moïse.



page précédente pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 page suivante



© Acontresens 2002-2017